This Etext is in French, the English version is Etext #965

La Tulipe Noire
Alexandre Dumas (PŠre) (1802-1870)

Text entered by Penelope Papangelis
Proofread by Maurice M. Mizrahi

This is an abridged version. An English summary, preceded andfollowed by "——————", is supplied where substantial originalFrench text has been removed. French special characters (accentedletters, etc.) were entered as DOS upper-ASCII characters.

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I

Les deux frŠres

Le 20 ao–t 1672, la ville de la Haye, si vivante, si blanche, sicoquette que l'on dirait que tous les jours sont des dimanches, laville de la Haye, avec son parc ombreux, avec ses grands arbresinclin‚s sur ses maisons gothiques, la ville de la Haye gonflaittoutes ses artŠres d'un flot noir et rouge de citoyens press‚s,haletants, inquiets,—lesquels couraient, le couteau … la ceinture,le mousquet sur l'‚paule ou le bƒton … la main, vers le Buytenhoff,formidable prison o—, depuis l'accusation d'assassinat port‚e contrelui par le chirugien Tyckelaer, languissait Corneille de Witt, frŠrede l'ex-grand pensionnaire de Hollande.

———————Holland had reestablished the stadtholderate under the leadership ofWilliam of Orange. The former chiefs of the republic, Jean andCorneille de Witt, unjustly accused of betraying their country toFrance, had been forced to resign and sentenced to perpetualbanishment. Corneille de Witt had also been falsely accused ofplanning to assassinate William of Orange, and had been thrown intoprison and tortured. When the story opens Corneille is still inprison, awaiting his brother Jean, who is to accompany him intoexile. The Orange party wished the death of the de Witts and hadstirred up the populace, which was kept from breaking into the prisononly by state troops under the command of Tilly.———————-

—Mort aux traŒtres! cria la compagnie des bourgeois exasp‚r‚e.

—Bah! vous dites toujours la mˆme chose, grommela l'officier, c'estfatigant!

Et il reprit son poste en tˆte de la troupe, tandis que le tumulteallait en augmentant autour du Buytenhoff.

Et cependant le peuple ‚chauff‚ ne savait pas qu'au moment mˆme o— ilflairait le sang d'une de ses victimes, l'autre passait … cent pas dela place derriŠre les groupes et les cavaliers pour se rendre auBuytenhoff.

En effet, Jean de Witt venait de descendre de carrosse avec undomestique et traversait tranquillement … pied l'avant-cour quipr‚cŠde la prison.

Il s'‚tait nomm‚ au concierge, qui du reste le connaissait, en
disant:
—Bonjour, Gryphus, je viens chercher pour l'emmener hors de la ville
mon frŠre Corneille de Witt condamn‚, comme tu sais, au bannissement.

Et le concierge, espŠce d'ours dress‚ … ouvrir et … fermer la portede la prison, l'avait salu‚ et laiss‚ entrer dans l'‚difice, dont lesportes s'‚taient referm‚es sur lui.

A dix pas de l…, il avait rencontr‚ une belle jeune fille de dix-sept… dix-huit ans, en costume de Frisonne, qui lui avait fait unecharmante r‚v‚rence; et il lui avait dit en lui passant la main sousle menton:

—Bonjour, bonne et belle Rosa; comment va mon frŠre?
—Oh! monsieur Jean, avait r‚pondu la jeune fille, ce n'est pas le
mal qu'on lui a fait que je crains pour lui: le mal qu'on lui a fait
est pass‚.
—Que crains-tu donc, la belle fille?
—Je crains le mal qu'on veut lui faire, monsieur Jean.
—Ah! oui, dit de Witt, ce peup

...

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