
CHAPITRE I
CHAPITRE II
CHAPITRE III
CHAPITRE IV
CHAPITRE V
CHAPITRE VI
CHAPITRE VII
CHAPITRE VIII
CHAPITRE IX
CHAPITRE X
CHAPITRE XI
CHAPITRE XII
CHAPITRE XIII
CHAPITRE XIV
CHAPITRE XV
CHAPITRE XVI
CHAPITRE XVII
CHAPITRE XVIII
CHAPITRE XIX
CHAPITRE XX
CHAPITRE XXI
CHAPITRE XXII
CHAPITRE XXIII
CHAPITRE XXIV
CHAPITRE XXV
CHAPITRE XXVI
CHAPITRE XXVII
CHAPITRE XXVIII
CHAPITRE XXIX
CHAPITRE XXX
CHAPITRE XXXI
CHAPITRE XXXII
CHAPITRE XXXIII
«La classe ouvrière est comme un peuple d'ilotes au milieu d'un peuplede sybarites; il faut lui donner une place dans la société.... Elleest sans organisation et sans lien, sans droits et sans avenir; faut luidonner des droits et un avenir, et la relever à ses propres yeux parl'association, l'éducation, la discipline.
«Aujourd'hui la rétribution du travail est abandonnée au hasard ou àla violence; c'est le maître qui opprime ou l'ouvrier qui se révolte.
«La pauvreté ne sera plus séditieuse lorsque l'opulence ne sera plusoppressive.»
L.N. Bonaparte.
(Extinction du paupérisme.)
Le 25 janvier 1844, il se passait dans une chaumière de Monestier, l'undes plus pauvres villages de l'infertile et montagneuse Ardèche, undrame intime et poignant.
C'était vers le soir. Le vent soufflait avec violence dans leschâtaigneraies et ébranlait la masure. La neige, tombant à floconspressés, hâtait la nuit.
Une chambre unique servait de cuisine, de dortoir, de cave, de grenieret d'étable à la famille qui l'habitait. La seule richesse de cesmalheureux, c'était une chèvre efflanquée couchée dans un coin.
Un feu de bois mort glané la veille dans la forêt, un feuparcimonieux, jetait une clarté roug